ÉDITO DU PASTEUR

Pasteur de l’ Église  

« Or, une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée »  Luc 10 : 42.

 

Article 5 :    Avril  2019

 

L’une des caractéristiques de l’homme, créé à l’image de Dieu, n’est-elle pas le sens de la responsabilité, autrement dit, la capacité de choisir, ou encore la liberté de trancher indépendamment de son Créateur.

A l’image d’un mari qui manifeste son amour à son épouse, en lui accordant la liberté de choisir ou d’avoir son « mot à dire » dans la vie du couple, Dieu ne voulait pas non plus créer l’homme, cette créature, si exceptionnelle, appelée pour dominer sur l’ensemble de la nature, et tout décider à sa place.
Le rôle de Dieu a toujours été, non seulement de l’orienter vers son bien1, mais encore de l’avertir pour éviter le mauvais choix2. Si Dieu avait prescrit à notre ancêtre lointain Adam, de ne pas toucher à l’arbre défendu, c’est parce que l’homme avait bien la possibilité de tourner le dos à ce commandement. Dieu nous prouve ainsi son amour qui se perfectionne dans la liberté qu’il accorde à l’homme, une liberté dont il aura bien-entendu, à rendre compte.

Tout homme, de tous les temps, qui aurait choisi de vivre indépendamment de toute religion partage la pensée qui suit : « Si le bon Dieu existait, la terre ne serait pas remplie de misère ». Déjà l’homme est libre d’avoir une telle pensée. Si donc, l’homme se croit libre d’avoir une idée si fausse de Dieu, il est aussi bien capable d’aller à contre-sens de tout ce que Dieu lui a prescrit. Si l’homme a souvent tendance à mettre sur le dos de Dieu toutes les agressions de la terre, c’est qu’il est aussi, à tort,  libre de raisonner ainsi. « La stupidité de l’homme pervertit sa voie, et c’est contre l’Eternel que son cœur s’irrite » (Prov 19 : 3). C’est le verset qui déresponsabilise notre Dieu face à toutes mauvaises décisions de la part de l’homme. Ce Dieu d’Israël et Père de Jésus-Christ aimerait bien retrouver l’ensemble de l’humanité auprès de Lui car « Il a tant aimé  le monde … »3. Deux versets de la Bible nous viennent à l’esprit.
1) Jean 12 : 32b « … J’attirerai tous les hommes à Moi », de la bouche de Jésus.
2) ITim2 : 3 – 4 « Cela est bon et agréable devant Dieu, notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés », sous la plume de l’Apôtre Paul.
Dans ces deux versets, notre Dieu tient toujours compte de la liberté de l’homme. Jésus attirerai tous les hommes à Lui sachant que plusieurs s’endurcissent jusqu’au bout4. Certes, Dieu veut dans son amour sauver tous les hommes, mais à condition que ces derniers le veuillent.
Jean Baptiste avait donné beaucoup de disciples à Jésus, mais nombreux étaient ceux qui rebroussaient chemin5. Jésus a choisi douze Apôtres, mais Judas a opté pour la perdition6.
Bref, Dieu a fait le maximum pour que l’humanité retourne à son état initial, c’est-à-dire à l’image de Dieu qu’elle a perdue, en lui donnant son Fils Bien-Aimé Jésus-Christ. Ce dernier est mort sur la croix pour quiconque. Le don de sa vie était destiné à tous les hommes, sans exception, par sa crucifixion, tandis que, par sa résurrection, la vie éternelle est accordée à tous ceux qui croient en Lui. Si vous et moi croyons aussi en Lui, une autre part à choisir est nécessaire pour notre sanctification. C’est celle d’être à son écoute7, à l’image de Marie, sœur de Marthe et de Lazare. Si Jésus est notre Interlocuteur privilégié, la santé spirituelle de l’Eglise reste prospère. Mais une chose est sûre : si lire la Bible et prier chaque jour ne sont pas choses évidentes, celui qui fait le pas dans ce sens, y prendra plaisir et se rendra compte de la nécessité de s’attacher au Tout-puissant.

Pour terminer, je vous exhorte à choisir le verset de David qui a dit : « Ma part, ô Eternel, je le dis, c’est d’observer tes paroles » (Psaumes 119 : 57).

1 Deut30 : 19b
2 Gen2 : 17b
3 Jn3 : 16
4 Actes19 : 9a
5 Jn6 : 66
6 Jn17 : 12b
7 Mat 17 : 5b

Joelitiana RARIVOMANANA 
Pasteur de la FPMA Cergy

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Article 4 :    Février  2018

« Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. » (1 Corinthiens 11.1)

 

 

En franchissant notre quatrième année de ministère au sein de l’Eglise, notre regard se tourne vers l’ « état des lieux » actuel de l’Église, notamment sur le rajeunissement de la population chrétienne dans la communauté. On note que la moyenne d’âge y diminue, grâce au nombre toujours croissant des jeunes, mais aussi aux naissances successives depuis notre arrivée.
Force est de constater que dans l’ensemble de la FPMA, la jeunesse malgache est en perte de vitesse en matière de conquête d’un repère, raison pour laquelle certains tâtonnent à gauche et à droite à la recherche d’un serviteur « idéal ». Hélas ! Ils n’en trouveront guère de satisfaisant. Tous les hommes de la terre sont de la même nature et aucun pasteur n’en fait exception. Tous les hommes de Dieu que nous donnent les récits bibliques ne sont pas toujours à nos yeux des références saisissables, pour n’en citer que Samson, David ou encore le Roi Salomon qui avaient tous montré des penchants peu honorables vis-à-vis des femmes, chose abominable aux yeux de l’Eternel.

Néanmoins, le livre du prophète Ezéchiel nous fait parvenir une liste de trois hommes, droits, intègres et craignant Dieu, voire presque irréprochables. Il s’agit de Noé, Job et Daniel. Trois individus de trois milieux différents et ayant vécu à trois époques bien différentes (Ez 14 : 14). Enfin ! Ils existaient bel et bien en tant qu’hommes reconnus « justes » par l’Eternel lui-même, mais encore faut-il reconnaitre que nous n’avons pas leur biographie détaillée pour n’y trouver que leurs qualités. Bref, aucun homme terrestre ne peut être qualifié d’homme idéal, encore moins le Pasteur, même si le Dalaï lama l’est pour certains bouddhistes.
Si l’Église s’oriente aujourd’hui vers un ministère pastoral durable dans le temps, c’est Dieu lui-même qui en a décidé ainsi. Ce n’est pas pour que le pasteur devienne une référence, il n’en a, de toute façon pas les qualités requises, mais pour que les membres de l’Église le soutiennent régulièrement dans la prière.

Depuis la Nouvelle Alliance, on compte sur les doigts les hommes de Dieu fidèles à Lui à tout moment. Parmi les douze disciples, Jean, le fils de Zébédée était le seul présent à la crucifixion, le moment « crucial » au sens propre du terme, où le Seigneur Jésus avait bien besoin de leur soutien. Seul Paul, le treizième Apôtre pouvait dire aux Corinthiens : « Imitez-moi … » (ICor 11 : 1a). Si nous laissons la phrase inachevée, c’est un peu audacieux de sa part ; personne ne pourra prêcher de la sorte, quelle que soit l’époque à laquelle il appartient, et le Pasteur actuel de l’Eglise, encore beaucoup moins. Mais le message se trouve plutôt dans la suite de la phrase de Paul : «  …comme j’imite moi-même le Seigneur Jésus-Christ » (ICor 11 : 1b). Enfin ! Le Nouveau testament nous révèle le vrai homme idéal de tous les temps, en la personne de Jésus de Nazareth, pleinement homme mais descendu du ciel. Il est le seul qui puisse ne pas nous décevoir. Cela vaut ne coût d’être à sa suite et d’avoir les yeux fixés sur Lui. C’est la Référence hors du commun, le Modèle par excellence, le Repère sans faille pour notre marche dans la sanctification à laquelle Dieu nous a tous appelés.

 

Si l’Église prend tout cela au sérieux, elle a un avenir spirituel sans précédent, elle comprendrait que le Pasteur peut disparaitre, mais jamais Jésus.

A lui seul soit la gloire, celle qu’Il partage avec le Père et le Saint-Esprit, et à chacun de nous de nous remettre sous sa grâce. Amen !

 

Joelitiana RARIVOMANANA 
Pasteur de la FPMA Cergy

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Article 3 :    Août  2016

 

« L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée » (Psaume 121.8)

 

Sous la plume de plusieurs psalmistes, nous avons à faire à des psaumes de la loi, de royauté, de louange mais aussi des psaumes historiques. Mais il est aussi question des psaumes d’imprécations comme série de plaintes et de supplications pour que Dieu ne ferme pas les yeux sur la souffrance de certains psalmistes. Bien que toujours d’actualité au sein de l’Eglise, nos imprécations devraient aller de pair avec  la confiance en notre Dieu. D’ailleurs, les psaumes de confiance existent aussi bel et bien dans la Parole de Dieu.

« L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée », c’est le dernier verset du Psaume 121. Si l’église se personnifie et ose se mettre dans la peau de ce psalmiste, nous pouvons affirmer que son départ était béni de Dieu car voilà 25 ans qu’elle existe. Un départ mouvementé peut-être, voire très peu évident, mais toujours est-il que la présence de Dieu était une chose plus que visible, et ce ne sont pas les témoignages qui manquent. Mais une fois lancée sur la piste, on peut toujours se poser des questions, tout comme le psalmiste du début du psaume : « Je lève mes yeux vers les montagnes, d’où me viendra le secours ? » (Ps 121.1). Voilà ce qui se passe quand nous scrutons l’horizon. Une fois engagés à ne chercher qu’une visibilité très large, nous ne pouvons qu’apercevoir des obstacles montagneux dans notre marche, des montagnes qui effrayent et qui déstabilisent. Mais si l’église se conçoit comme la « fiancée officielle » du Christ, elle ne serait guère abandonnée.

« Le secours me vient de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre » (Ps 121.2). Dieu renvoie dans la conscience du psalmiste que si son Créateur Il est, Il peut tout. Tout ce qui est visible à nos yeux reste à jamais sous son autorité, y compris les éléments qui entravent nos cheminements. L’Église appartient à Dieu et si tempête il y a de temps à autres, notre Dieu interviendra. Parfaitement homme, le Seigneur Jésus somnolait un jour dans la barque à bord de laquelle il y avait aussi tous ses disciples. Mais parfaitement Dieu, son sommeil ne lui aurait pas empêché de s’adresser fermement à la tempête qui Lui obéi aussitôt (Luc 8 : 22 – 25). Et cela rejoint la suite de notre psaume qui dit «  …Celui qui te garde ne sommeillera point ; voici, Il ne sommeille ni ne dort Celui qui garde Israël ». En d’autres termes, nous avons à faire à un Dieu bien vivant, et par rapport à son Eglise, le Christ a affirmé que « les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle » (Mat 16 : 18b).

« Pendant le jour, le soleil ne te frappera point… » ( Ps 121.6a). Cette phrase peut faire allusion à l’excès de lumière qui pourrait aller à l’encontre de l’Eglise de Dieu. Faute de sagesse, nos bonnes motivations peuvent nous conduire vers une mauvaise direction et les exemples sont multiples.
« …Ni la lune pendant la nuit » (Ps 121.6b). La nuit représente les ténèbres dans la vie de l’Eglise et l’éclat de la lune comme l’usurpateur du rayon solaire. Nous y voyons bien le prince des ténèbres se déguiser en ange de lumière afin de dévier la trajectoire de l’Eglise de Dieu, mais en vain.
Bref, « édifiée sur le fondement des Apôtres et des prophètes, Jésus-Christ Lui-même étant la Pierre angulaire » (Eph 2 : 20), l’Eglise reste debout.

Tout comme l’auteur du psaume 121 donc, ayons une confiance inébranlable en notre Dieu, le Père de Jésus-Christ.

Joelitiana RARIVOMANANA 
Pasteur de la FPMA Cergy

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Article 2 :      Août  2015

« …Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort » (Ps 23 : 4c).

Je me permets d’emprunter cette phrase de David adressée à Dieu, Celui qu’il qualifie d’être  son propre Berger, pour renouveler ces quelques mots du Pasteur. Au bout de 15 mois de ministère pastoral à la FPMA Cergy, nous nous sommes posés la question si nous avions été utiles pour faire monter l’Eglise de Dieu plus loin et sur le plan purement spirituel. Quoi qu’il en soit, beaucoup de bonnes volontés nous entourent face à cette tâche si immense. Dieu seul le sait si quelques pas ont été effectués ou non. Mais il est à souligner que chacun des membres de l’Eglise ait besoin, lui aussi de ce réconfort dont parle le Roi David. Si le loup ravisseur était l’ennemi principal de ce David qui s’identifie à l’une des brebis du troupeau, nous avons nous aussi comme adversaire quotidien la personne de Satan qui rôde comme un lion rugissant cherchant qui dévorer, selon les mots de l’Apôtre Pierre (IP 5 : 8 ).

Mais la houlette et le bâton ne peuvent être un réconfort que si la victoire est certaine. Tout comme le Berger qui manie bien ces deux éléments au point même d’écarter l’ennemi, Dieu le Père a, Lui aussi abandonné son Fils Jésus-Christ sur deux autres éléments en bois qui forment la croix que nous connaissons. C’était là-dessus que Satan a connu et connaît encore une défaite sans équivoque. C’est donc à chacun de nous de fixer les yeux sur la croix de Jésus pour résister au diable et à ses nuisances, car, disait l’Apôtre Paul « nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang,…mais…contre les esprits du mal dans les lieux célestes » (Eph6 :12).

L’Eglise est-elle vivante car il y a toutes les « Sampana velona » , ou encore une stabilité temporaire visible, ou un aspect financier plus que prospère, ou encore une autosuffisance matérielle hors du commun ? Nous rêvons tous de tout cela, mais sans la croissance spirituelle, l’Eglise ne peut être vivante aux yeux de Dieu. Méfions-nous d’une Eglise qui grossit sans grandir. Il faut que l’image de la croix reste debout. Cherchons à maintenir l’élément vertical de la croix qui illustre notre croissance spirituelle, autrement dit notre marche vers la stature parfaite du Seigneur Jésus-Christ. Si telle est notre préoccupation première, le Chef de l’Eglise se chargera de tout ce que celle-ci a besoin pour son épanouissement et dans sa mission.

Vertical :  si nous soignons notre image aux yeux de Dieu,
Horizontal : Dieu se charge de la nôtre aux yeux des hommes.
Finissons-en avec cette histoire de « vertical-horizontal » :
Vertical : « Cherchez d’abord son royaume et sa justice,
Horizontal : « et tout cela vous sera donné par surcroit » (Mat6 :33)

 

Joelitiana RARIVOMANANA 
Pasteur de la FPMA Cergy

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Article 1 :       Juin 2014

« Le Dieu des cieux nous donnera le succès » (Néh2 :20a)

Depuis quelques semaines, moi et mon épouse sommes officiellement installés à l’Eglise de Cergy après longue et mûre réflexion. Bien neutres par rapport au contexte de l’Eglise, nous nous sentons appelés à continuer, voire approfondir ce que nos prédécesseurs avaient entrepris. Notre première préoccupation consiste donc à rassembler tous les « puzzles » éparpillées afin de reconstituer l’unité de l’Eglise dans le Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit, non seulement de rappeler les membres en dispersion, mais aussi de raffermir l’engagement de ceux qui sont restés.

Je me permets d’emprunter la déclaration fracassante de Néhémie : « Le Dieu des cieux nous donnera le succès » (Néh2 :20a), suivie de sa mobilisation destinées à tous les Juifs de l’époque : « levons-nous et bâtissons ». Il est clair que nous avons à faire à un contexte bien différent, mais le Pasteur a besoin d’être entourés par des personnes de bonne volonté pour rebâtir ensemble l’Eglise de Dieu. Je signale que l’Eglise de Cergy n’a rien à voir avec les murailles de Jérusalem  où il ne restait plus rien, mais force est de constater que, comme partout ailleurs, si les membres restent inconscients de la situation actuelle de leur communauté, celle-ci resterait loin de la qualification qui nous est courante : « une Eglise vivante ».
Dans la pratique, nous sommes en train de mettre tout en place pour que l’Eglise ait plus de temps pour la prière et pour la méditation de la Parole. Chaque section de l’Eglise sera mobilisée pour aller dans ce sens, d’autant plus que c’est le seul moyen de réconcilier chacun des membres, d’abord avec le Dieu de Jésus-Christ, ensuite avec son prochain.

Levons-nous alors et bâtissons  car « Nous avons été édifiés sur le fondement des Apötres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la Pierre d’angle » (Eph2:20).

 

Joelitiana RARIVOMANANA
Pasteur de la FPMA Cergy

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